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OPAH Les cléfs des champs Biodiversité CCT

Communes membres

Cazeneuve


Population :
144 habitants

Maire :
Martine LABORDE

Secrétaire :
CASTEL Catherine

Tél :    05 62 09 90 15
Fax :    05 62 09 90 15
email : mairiecazeneuve@meshnet.fr

Mairie ouverte le mardi de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 13h30 à 18h30

Description :

L’origine de ce nom  est issue  d'une caractéristique de l'habitat.
Cazeneuve", d'origine occitane signifie « casa » signifiant construction ou maison principale avec des terres et « nova » signifiant neuve ;

La structure du village est particulièrement atypique ; il n’y a pas vraiment de village mais plusieurs hameaux. Cela vient du fait que plusieurs seigneuries Lamothe, Pardailhan et Cazeneuve qui avec le temps se sont rassemblées.

Au nord,
Une motte féodale  maintenant composée de quelques habitations, d’une chapelle romane l’une des plus anciennes de sa juridiction. L’architecture y est très sobre mais elle abrite une piéta en bois la vierge des vignerons et y a hébergé un sarcophage aujourd’hui disparu ; un cimetière la domine avec une vue magnifique.
Elle située sur le chemin de St Jacques de Compostelle (la voie du Puy en Velay) et du GR 65

Placée en vigie, la tour de Lamothe du XIII domine la vallée de l’Izaute –rivière qui fait la limite entre la Ténarèze et le Bas Armagnac- De son sommet, on peut surveiller une immense étendue, des Pyrénées ligne de crête, via Ténarèze.

La tour s’élève à l’angle Sud-Ouest de l’ancien château, dont la construction  aurait été inscrite dans un parallélogramme  de 25 mètres. C’est  un carré de 7.20m de côté avec des murs de 1.45m. Elle est constituée d’une cave voutée surmontée d’un grenier à grain avec un escalier intérieur d’une centaine de marches qui mène à 5 étages. Le 2° étage est constitué d’une pièce d’habitation pour les archers.
C’est par des archères à croix pattée que le 3° étage perçoit la lumière. Deux fenêtres trilobet éclairent le  4° ; on peut y voir un cabinet d’aisance au demeurant aérien et un évier. Le dernier étage est doté de trois grands créneaux sur chaque face ou se loge un petit chemin de ronde. (ligne de crête, via Ténarèze).

Au XIII émergence de la notoriété des Pardaillan qui se partagera en deux branches : les Pardaillan  et les Lamothe-Gondrin qui ces derniers se divisa encore dont est issu Louis Henri de Pardaillan de Gondrin duc de Montespan. Il sera considéré comme un des plus fameux cocu de l'histoire de France en épousant Françoise de Rochechouart ; Après avoir eu deux enfants ; elle deviendra rapidement demoiselle d'honneur de la reine. Elle  est amenée à rencontrer Louis XIV dont elle deviendra sa maitresse.
Lors d’un retour de campagne Montespan voit sa femme enceinte du roi ; pris de colère il fit placer sur son carrosse des andouillers - petites cornes qui poussent dans les bois du cerf symboles du mari trompé- et d’un voile noir; c’est dans cet apparat qu’il va défier le roi ;  À la sortie du conseil le roi lui demande : « Pourquoi ce noir Monsieur ? », « Je porte le deuil de ma femme ! » répondit-il avant de se plier dans une courbette provocatrice, ce qui lui vaudra un enfermement et ensuite il fut exilé en Gascogne ; son arrivée à Lamothe dans son carrosse arboré de noir a laissé des traces dans la mémoire collective

Si Louis-Henri de Montespan eut une fille (morte jeune) et un fils avec Françoise (Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d'Antin) il était, sur le papier, le père légitime des sept enfants qu'elle eut de Louis XIV ! Ce qui provoqua un imbroglio juridique, sans nom...car il ne s’était jamais séparé de son épouse

Malgré cette inconfortable situation son tempérament de Gascon ne céda en rien devant cette infortune.

A l’Est de la tour s’élevait un pigeonnier dont on voit encore les piliers en pierre au nombre de neuf. Vers le haut de chaque structure on voit une sorte de chapeau qui avait pour but d’empêcher l’ascension des rongeurs.

Au centre de la commune,

Zone centre où l’on trouve un autre noyau d’habitations juxtaposant la mairie. L’église ST Vincent avec sa flèche gothique et son cimetière en sont éloignés de 400 mètres.

Au sud,
Le hameau de la Pélinguette, à cheval sur la commune de Lagraulet sur la route de la Ténarèze traversée par l’ancienne voie impériale.

Il y a des traces de peuplements anciens au bord de la route protohistorique (via Ténarèze) utilisée par les Ibères et les romains. On a ainsi découvert des outils préhistoriques. Au début du 20 e siècle on apercevait plusieurs menhirs. A ce jour demeure toujours le secret des pierres de Liarras qui étaient des menhirs.

Du nord au sud la commune est traversée par l’antique route de la Ténarèze

Plusieurs hypohèses sur l’origine de ce nom.
Pendant longtemps on a pensé au chemin de César "iter Caesaris" il semblerait cependant que l’origine soit pré romaine  et préceltique.
Certains sont plutôt  rattachée au rameau basque  théorie basée sur l’existance d’un village dans les HT Pyrenées Bidou ( en basque Bide Os :  bon chemin) .
Durrey dans la revue d’Aquitaine en 1859 pense que le nom serait issu "Bide naar eze" d’origine  Euskarienne ou basque "eze" signifiant voie.
Dans la revue BSAG , 1838, p 25 Baquée propose «"Tén : croupe et reprenant l’idée de Durrey eze" signifiant voie.
C'est-à-dire le chemin de croupe.

Elle est une des plus antiques voies qui sillonnaient la Gascogne autrefois. Cette route protohistorique emprunte la ligne de partage des eaux du bassin de lʼAdour  et de celui de la Garonne. C’est une route de crête qui  part dʼArreau dans les Pyrénées, traverse le Gers par Cazeneuve via Labarrère et Sos direction Bordeaux.  Elle permettait d’aller de Bordeaux en Espagne sans franchir de pont - sauf au niveau du pont du Diable à Lannepax-,  et dont était exempte d’octroi, les péages d’avant notre siècle.
Les romains s’emparèrent de cette route sans pont, ni gué, la restaurèrent et la rendirent plus facile et plus commode.
Elle a donné son nom à une des appellations d’Armagnac.


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